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      Un monastère oublié


      L'implantation des bâtiments était classique. Dans la clôture, un vaste parc, une église, au nord d'un cloître entouré des bâtiments conventuels permettent à la communauté de dormir, s'alimenter et suivre les règles imposées par leur ordre. Au fil des siècles, des bâtiments liés à la vie du site ont été édifiés: grange, logis, orangerie, ateliers. D'autres ont été détruits ou remplacés. L'église a été restaurée en 1407, s'est en partie effondrée en 1685 pour être de nouveau restaurée. 

      A la fin du XIXème siècle, il n'en reste que la belle façade de style renaissance bretonne et quelques reliefs. A cette époque, une partie du monastère est transformée en demeure de villégiature tandis que la majeure partie du cloître disparaît. 








      La Seconde Guerre Mondiale qui tarde à s'achever sur les rives de la Laïta, incendiera l'énorme « château » qui sera à son tour rasé en 1953. 

       








      De tous ces bouleversements, il subsiste, comme par enchantement une rare salle du chapitre gothique datée du XIIIème siècle, accompagnée de la façade de l'abbatiale. C'est l'unique vestige conservant l'âme du site, témoin du vide l'entourant.

      Dans les années 1950 une poignée de Cloharsiens s'émeuvent de cette histoire, les « amis de Saint-Maurice » ressortent l'histoire du lieu, et donnent renaissance au Pardon de Saint-Maurice.

      Le site est en vente à la fin des années 1980, et c'est assez naturellement que le Conservatoire du littoral l'achète en 1991 confiant la gestion à la commune.

      L'intégralité du parc est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Depuis, le bâtiment dit de «l’Orangerie » a été restauré dès 1997, la salle capitulaire, une des 3 plus anciennes conservées en Bretagne, a retrouvé son lustre. Également restauré, le logis a été ouvert à la visite en 2004. Il accueille aujourd’hui l’espace muséographique du site.