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      Une grande histoire.

      "Maurice, l'enfant modèle, le moine dévoué est né vers 1113, au cœur de la Bretagne,  d'une humble famille de paysans... »

      Ainsi commence l'histoire, d'un saint breton très vénéré au XIIIème siècle,
      puis tombé dans l'oubli.
      Il laissera son nom à un monastère actif pendant 600 ans,
      édifié dans un site somptueux.

      « Moi Conan, duc de Bretagne, comte de Richmond,
      donne par pure charité,
      pour la rédemption de mon âme, celle de mes parents défunts et successeurs,
      aux religieux de Langonnet pour y bâtir une abbaye,
      la terre que je possède aux limites de la forêt de Carnoët,
      Penfenteun, Kerbadnalen et jusqu'à Staernadred. »
      vers 1170

      Maurice Duault arrive de l'abbaye cistercienne de Langonnet et fonde le monastère cistercien Notre-Dame de Carnoët en 1177. Situé en bordure de la forêt de Carnoët sur les rives de l'Ellé, le lieu est surnommé « Staernadred », la vallée aux serpents. Le site est surplombé par les vestiges encore visibles d'un ancien village fortifié de l'âge du Fer.
      De l'arrivée des moines, nous ne savons presque rien. Le domaine est offert par Conan IV, duc de Bretagne. L'eau, les bois et quelques terres leur permettent de subsister. Ils comblent les marécages, élèvent un barrage, construisent leur monastère, qui leur permet de suivre la règle de saint Benoît et les préceptes de saint Bernard dans un grand réseau : en ce XIIème siècle, 530 abbayes cisterciennes voient le jour en Europe.

      Le saint Maurice des bretons a vécu ici.
      Peu de temps après sa mort en 1191 ans ici même, Maurice Duault deviendra saint Maurice, un saint breton canonisé par le peuple, vox populi. Le monastère sera rebaptisé abbaye Saint-Maurice au début du XIIIème siècle. Trente-cinq pères abbés succéderont à Maurice jusqu'à la Révolution. Puis c'est l'oubli. Un religieux, Dom François Plaine retrouve l'hagiographie de Maurice, rédigée au XIIIème siècle dans les archives de la ville de Troyes, cette Vita est éditée en 1880, seul témoignage fiable de cette époque avec quelques copies de la donation de 1170.